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1 (1932)
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MÉMOIRES DU MARÉCHAL JOFFRE

huit divisions (y compris les quatre divisions des placesde lEst) le total des forces immédiatement concentréesà la frontière. Si, en outre, on préparait dune manièreplus complète le transport éventuel des 21° et 19° corps,il était possible descompter un total de soixante-troisdivisions à employer dans les opérations.

Sur ce chiffre, seize divisions seulement étaient deréserve : nous arrivions ainsi à une égalité presque com-plète avec les Allemands.

Dès lors comment organiser notre dispositif?

Tout dabord, il était nécessaire de remonter plus aunord laile gauche de notre déploiement ; eu égard auxeffectifs dont nous disposions, il ne semblait pas possibledétendre celle-ci au delà de Mézières. Il fallait ensuiterenforcer cette aile : à cet effet, le quatrième groupe dedivisions de réserve pourrait lui être adjoint, et le 19 e corpslui être éventuellement attribué. Mais cet allongementvers le nord créait ainsi un vide dangereux entre la 3°et la 5 e armée, en face de la position Metz-Thionville.

Gela mamena dès le mois daoût 1911 à faire établirune modification au plan XVI sous forme de variante auplan initial daprès les directives suivantes :

Remonter vers le nord la gauche de notre dispositif formépar larmée daile et le groupement de cavalerie, de la régionde Vouziers-Rethel jusquà celle de Mézières ;

Rapprocher les quatre groupes de divisions de réserve jus-quà notre ligne de déploiement ;

Porter larmée de manoeuvre en arrière de la place de Verdunrenforcée ;

Prévoir dune façon ferme le transport des 14 e et 15 e corpsà laile droite vers Lure et Relfort ;

Prolonger les lignes de transport éventuel du 19 e corps jus-quà Laon en vue de son affectation à larmée daile gauche etcelle du 21 e corps jusquà Meaux en vue de son affectation àlarmée de manœuvre, 6 e armée.

A la vérité, ces directives nétaient encore quun expé-dient. Elles nétaient dans mon esprit que provisoires etseulement valables jusquau jour nous pourrions envi-