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MÉMOIRES DU MARÉCHAL JOFFRE
qui pourraient être mis rapidement en service dans lesunités du génie. Mais cette demande — par suite de quellesraisons? je l’ignore — ne fut pas accueillie, et rien ne futfait pour doter notre armée de « lance-mines » dont elle setrouva entièrement dépourvue au début des opérations.
Le général Chevalier ne s’était, d’ailleurs, pas découragé.Il fit étudier le problème par un officier du génie, le com-mandant Duchêne, qui aboutit à mettre sur pied un typede mortier de tranchée. Au mois de novembre 1914, lorsqueles événements prouvèrent la nécessité d’avoir des « Mi-nenwerfer », et quand le général Duménil fut chargé de faireaboutir d’urgence cette question, il ne put mieux faire quede s’adjoindre en premier lieu le chef de bataillon Duchêne.