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1 (1932)
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lartillerie

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poser dartillerie lourde, il mavait paru nécessaire de re-présenter le concours de lartillerie courte comme parfoisnécessaire, et non comme toujours indispensable. Tant quenos ressources en pièces lourdes ne seraient pas développées,il était inutile dinsister davantage sur laide puissanteque ce matériel devait apporter aux combattants.

Cest également pour des raisons psychologiques que jene crus pas devoir trop insister dans ce document sur lecaractère provisoire de lorganisation projetée. Je ne voulaispas laisser supposer aux officiers de troupe entre les mainsdesquels ils se trouveraient, que tout serait bientôt mo-difié, et que leurs exercices, leurs travaux, leurs réflexionssur les procédés dinstruction et le mode demploi étaientvoués à de prochains changements.

Tels furent les motifs qui inspirèrent cette note. Lesmembres du Conseil supérieur de la Guerre ne se rallièrentpas sans réserve aux solutions projetées. Les avis du Conseilfurent assez partagés. Le général Dubail écrivait : « La noteest empreinte dun optimisme que je ne partage pas. »Et le général Chômer faisait au même moment lohserva-tion suivante : « Elle (la Note) donne limpression que lesAllemands sont beaucoup mieux outillés et armés quenous. »

Je ne veux pas finir ce chapitre consacré à lartillerie,sans signaler un point généralement mal connu.

Nos services de renseignements nous avaient fait con-naître dans le courant de 1913 que les Allemands avaientrécemment mis en service divers types de « Minenwerfer ».Très préoccupé de ces renseignements, je demandai enoctobre de la même année à la 3 e direction de pousseravec la plus grande activité létude dengins analogues quinous faisaient entièrement défaut. Malgré trois rappelssuccessifs, la direction de lartillerie fit connaître dans lespremiers mois de 1914 quelle ne comptait pouvoir aboutirdans cette question que dans un délai encore indéterminé.Jenvisageai alors, daccord avec le général Chevalier, direc-teur du Génie, de demander lautorisation de passer à lin-dustrie privée une commande de « mortiers de tranchées »,