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réalisation intégrale du programme du 14 décembre 1911.Dans ce but, je réclamais l’allocation d’un crédit supplé-mentaire de 2 millions au titre de 1912 pour faire de Coët-quidan un camp utilisable pour une division dès 1913,et l’ouverture pour 1913 d’une annuité de 17 millionsque des annuités de 20 millions pendant cinq ans de-vraient suivre à partir de 1914. Le 10 juin, M. Millerandapprouvait « en principe » les conclusions de ce rapportqui fut aussitôt transmis à la direction du Contrôle. Le22 juin, celle-ci répondait que les chiffres du budget dela Guerre pour 1913 étant arrêtés par la Commission dubudget, il était trop tard pour demander un relèvementde crédit. « On s’efforcerait, ajoutait-elle, lorsque le mo-ment serait venu, de s’entendre avec les Commissions definances pour déterminer le montant des engagements dedépense susceptibles d’être autorisés hors budget pourl’exercice 1913, et d’obtenir que les camps d’instructionfigurent dans les autorisations concernant 1913. »
Quant au relèvement de crédit demandé pour 1912, ledirecteur du Contrôle estimait qu’il ne pourrait être pré-senté que dans le projet de loi collectif à déposer au moisd’octobre.
De ce fait, tout le développement du programme subitun ralentissement forcé. Toutefois, les dispositions pré-liminaires concernant les acquisitions de terrains projetéesau camp de Coëtquidan furent prises de façon à ne plusavoir, au moment du vote par le Parlement, qu’à accom-plir les dernières formalités administratives.
Mais nous n’étions pas au bout de nos peines. Au milieud’octobre, j’appris indirectement que, sur des indicationsfournies par le Contrôle, le crédit de 2 millions ne seraitprobablement pas voté avant la fin de l’année, et qu’il yavait lieu de faire toutes réserves sur la possibilité d’ob-tenir pour 1913 un supplément de crédit au titre des campsd’instruction. J’attirai, alors, l’attention du ministre parune note du 15 octobre « sur l’intérêt capital pour l’instruc-tion de l’armée qui s’attachait à ce que les crédits néces-saires aux camps soient accordés en temps voulu, en vue