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1 (1932)
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MÉMOIRES DU MARÉCHAL JOFFRE

parler a sa place. Ce fut son discours que je prononçaià peu près intégralement et je ny apportai que quelquesmodifications de détail. Je mefforçai de démontrer quela qualité des troupes est fonction de deux éléments prin-cipaux : linstruction et la cohésion, qui nécessitent tousles deux une augmentation de leffectif de paix. Il impor-tait, en effet, que les éléments actifs, en qui réside laforce de cohésion, pussent sassimiler les éléments deréserve, et ne fussent pas noyés par lafflux de ces der-niers.

Ces considérations nous avaient conduits à fixer à140 hommes le minimum deffectif pour les compagniesdinfanterie de lintérieur ; ce chiffre correspondait dansla compagnie mobilisée à une proportion de réservistes auplus égale à celles des hommes de larmée active : de cettemanière, nous pouvions espérer nêtre pas en inférioritétrop sensible par rapport aux unités similaires allemandes, les effectifs de paix allaient être portés à 160 hommespar compagnie.

En ce qui concernait les unités de couverture, la néces-sité nous étions de pouvoir porter en quelques heuresnos unités de couverture à leur effectif de mobilisation,nous conduisait à demander 200 hommes par compagnie.

La Chambre voulut bien écouter mon argumentationet témoigner à lorateur improvisé que jétais une atten-tion qui marquait toute limportance quelle attachait à laquestion.

Finalement, le vote définitif de la loi ne fut acquis quele 19 juillet par 358 voix contre 204.

Trois jours plus tard, M. Étienne déposait le texte votépar la Chambre sur le bureau du Sénat , marquant ainsilurgence quil y avait à aboutir. Un rapport favorablede la Commission de larmée du Sénat fut déposé parM. Doumer, président de cette Commission dès le 25 juillet,et le 31 les débats commençaient devant la Haute Assem-blée. La discussion fut assez brève, malgré que dinévi-tables contre-projets eussent été déposés. Je nassistaipoint aux séances. Mais, dores et déjà, il paraissait que