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1 (1932)
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SITUATION EXTÉRIEURE DE LA FRANCE

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toute élaboration du plan de guerre, la situation extérieuredoit être indiquée nettement par le ministère des Affairesétrangères. Par réciprocité, ce dernier doit être exactement ren-seigné sur les ressources militaires et maritimes des puissanceseuropéennes, en raison de la répercussion sur la politiqueextérieure ; en outre, il doit être fixé sur limportance de nosforces armées, nos finances, et orienté sur nos projets mili-taires.

Or, jusquen 1906, le ministère de la Guerre na été orientéque par les rapports de ses attachés militaires et les conver-sations personnelles du chef détat-major général, et du ministredes Affaires étrangères. De ce fait, il a manqué de vue den-semble : cest ainsi que nous avons pendant longtemps main-tenu sur la frontière du sud-est une armée nombreuse et excel-lente, faute de connaître la convention Prinetti.

Or, si on parcourt le compte rendu des séances du Conseilsupérieur de la Défense nationale cependant chargé dexaminertoutes les questions qui exigent la coopération de plusieursdépartements ministériels, on ny trouve quincidemmentquelques indications sur lattitude éventuelle de lAngleterre et de lItalie . Nous estimons quil est temps de faire mieux,dassurer la convergence des efforts nécessaires à la prépara-tion du plan de guerre,

Comme conclusion, et comme conséquence de la réorgani-sation récente du Conseil supérieur de la Défense nationale, ilsemble nécessaire de faire établir par les ministres compétentsun mémorandum donnant un aperçu complet de la situationpolitique, un état sommaire des forces militaires et des moyensfinanciers des divers États et une situation financière et mili-taire de la France .

Ainsi documenté, le Conseil pourra dégager les hypothèsesde conflit les plus vraisemblables, émettre des avis et préparerdes directives répondant à ces hypothèses.

Le Conseil supérieur de Défense nationale devait seréunir à lËlysée , le 11 octobre, sous la présidence de M. Fal-lières. Jy fus convoqué. Les questions soulevées par lanote ministérielle furent discutées.

Le ministre des Affaires étrangères, M. de Selves, dé-clara quà son avis, cétait au ministre de la Guerre quilappartenait dindiquer ses intentions de guerre et ses