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1 (1932)
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109
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SITUATION EXTÉRIEURE DE LA FRANCE 109

En outre, dans une conférence récente, le général Wilson afait connaître que son gouvernement avait fait des représenta-tions au gouvernement belge et avait obtenu le renforcementde la garnison de Liège . Par analogie, ne serait-il pas possibleau gouvernement français dobtenir un renforcement de laplace de Liège qui la mît à labri dun coup de main?

En ce qui concerne la Hollande, létat-major français admetque les Allemands pourraient violer la région de Maëstricht ,mais cette violation ne nous intéresse quindirectement.

La conférence de Londres de 1867 a garanti la neutralité duLuxembourg. Mais le grand-duché paraît si inféodé à Berlin quil est à peu près certain que les Allemands nhésiteront pasà la violer. Il sagirait de savoir si nous pouvons prendre lamême initiative et prévoir une manoeuvre au travers du grand-duché? Y aurait-il des complications diplomatiques à redouter?

Nous admettons que le traité de la Triple-Alliance est nette-ment défensif. Depuis une dizaine dannées, on a cru noterune amélioration des relations franco-italiennes ; la conventionPrinetti, notamment, a été signée en 1902. Il semble au contrairequactuellement lItalie est tout entière orientée contre lAu-triche : cest ainsi que récemment encore, au moment de laguerre contre la Turquie, les Italiens ont dégarni le front fran-çais pour y prélever des troupes, et au contraire ils ont maintenuleurs garnisons face à lest.

Dans ces conditions, nous estimons à létat-major généralque la neutralité italienne est très probable : nous désirerionssavoir si telle est aussi lopinion des Affaires étrangères.

Les affaires du Maroc ont singulièrement refroidi les rapportsfranco-espagnols. Le mois dernier, nous avons même prévoirquelques mesures de précaution.

Existe-t-il un accord secret entre lEspagne et la France ausujet du Maroc ?

En résumé, létat-major général considérait lAlle-magne comme son adversaire le plus probable et le plus im-portant ; il estimait comme certain que la Russie serait ànos côtés dans un conflit armé ; il admettait que lAutriche et peut-être la Roumanie se joindraient à lAllemagne ;il considérait comme probable que lAngleterre se joindraità nous, que lItalie , tout au moins au début, conserveraitune stricte neutralité ; il fallait regarder comme une hypo-