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7° Toutes les clauses énumérées ci-dessus seront tenues rigou-reusement secrètes.
Au moment où je pris les fonctions de chef d’état-majorgénéral, en juillet 1911, nous savions que la mobilisationet la concentration russes étaient fort lentes en raison dupeu de densité des chemins de fer russes, de leur faiblerendement et de la pénurie de matériel roulant. Aussi,lorsque le général Dubail, alors chef d’état-major de l’armée,partit au milieu de l’été de 1911 pour la Russie , pouréchanger des vues avec l’état-major russe conformément auparagraphe 4 de la convention militaire, il avait pour missionprincipale de représenter à nos alliés les graves incon-vénients qui pourraient résulter des retards dus aux insuf-fisances de leur réseau ferré. Il fut assez heureux pourobtenir, le 18/31 août, l’engagement formel de la Russie defaire toute diligence pour activer la mobilisation et la con-centration. Nos alliés s’engageaient à ne pas attendre quela concentration de leurs armées fût complète pour agir.L’offensive serait prise dès que les forces de première ligneseraient en position, et on calculait que la frontière russo-allemande pourrait être franchie, grâce à cette mesure,dès le seizième jour. Enfin, d’un commun accord, il futentendu qu’une offensive décidée pourrait seule donnerle succès (1).
C’était un premier et important résultat. L’année sui-vante, ce fut au tour du chef d’état-major de l’armée russe,le général Gilinsky, de venir en France . Il y arriva le 6 juil-let, le lendemain même de la célèbre entrevue du tsar etde l’empereur Guillaume II à Port-Baltique. Le général Gi-linsky était accompagné de l’amiral prince Lieven, chefd’état-major de la marine russe, qui devait, le 16 juillet,signer avec le vice-amiral Aubert, chef de l’état-majorgénéral de la marine française, une convention navaleanalogue à la convention militaire.
(1) Déposition de M. Messimy devant la commission de Briey ,p. 149.
T. I.
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