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1 (1932)
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SÉJOUR EN RUSSIE

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être le commandant en chef des armées russes en 1914.

en 1856, le grand-duc Nicolas Nicolaïévitch, comman-dant de la garde impériale et de la circonscription militaire deSaint-Pétersbourg , était le fils du grand-duc Nicolas Nico-laïévitch, troisième fils de lempereur Nicolas I er , qui avaitcommandé en chef les armées russes en 1877-1878 dansla guerre contre les Turcs. Physiquement, le grand-ducNicolas était très grand, très svelte et vigoureux ; il avaitdans larmée russe la réputation dun chef intelligent eténergique, très au courant de toutes les questions mili-taires, connaissant et aimant son métier, et sentraînantconstamment aux lourdes fonctions quil aurait à rempliren temps de guerre. Beaucoup de bons esprits regrettaientque, pendant la malheureuse campagne de Mandchourie ,lempereur neût pas fait appel à ses services pour rétablirune situation qui navait jamais été désespérée. Mais ondisait que le grand-duc Nicolas avait un caractère trèsdroit, entier, indépendant, et que pour ces qualités lempe-reur laimait et lestimait, mais le redoutait un peu. Jene tardais pas à me réjouir, dès mes premiers contactsavec lui, de savoir le sort des armées russes désormaisentre ses mains. Les événements ont montré quil méritaitla place éminente à laquelle lempereur lavait appelé. Etje mhonore dêtre, depuis cette époque déjà lointaine,demeuré son ami.

Au moment de son départ, à lissue des manœuvres,le grand-duc me demanda très aimablement de lui rendresa visite lannée suivante et dassister aux prochainesgrandes manœuvres russes.

Le 3 août 1913, je partis pour Saint-Pétersbourg , ac-compagné des généraux dAmade, Dor de Lastours, Desa-leux, Hély dOissel, Delarue, des colonels Dumesnil etBerthelot, et du commandant Benouard.

Nous fûmes reçus de la façon la plus cordiale et laplus chaude par lempereur et le grand-duc. Les conversa-tions que jeus avec ce dernier durant notre séjour detrois semaines furent nombreuses. Jen profitai pour in-sister auprès de lui à plusieurs reprises sur la nécessité