LA GENÈSE DU PLAN XVII
155
de réserve, chargée de l’offensive par Château-Salins et dublocus de Metz entre la Moselle et la Seille ;
Une armée de 6 corps chargée de l’offensive par le Luxem-bourg et de la couverture du flanc gauche ;
Une armée de 2 corps et d’un groupe de divisions deréserve chargée du blocus du front ouest de Metz .
En réserve :
Une armée de 3 corps dans la région de Metz-Verdun prêteà appuyer l’opération principale d’après le projet adopté ;
Une armée de 3 divisions derrière l’aile droite prête, soità renforcer la protection du flanc droit en se portant sur lesVosges ou en Alsace , soit à faire face à une diversion allemandedans le Jura ;
Une armée de 4 ou 5 divisions derrière l’aile gauche prête,soit à renforcer l’action principale par le ■ Luxembourg, soit àparer à un mouvement débordant de l’ennemi par la Belgique ,soit à renforcer la 3 e armée par exemple pour le blocus deThionville.
En dernier lieu, l’armée anglaise échelonnée en arrière denotre gauche couvrirait notre flanc, ou se tiendrait prête àétendre notre action vers le Nord en passant éventuellementpar la Belgique.
Les zones de concentration des diverses armées furentdélimitées de la manière suivante :
L’armée du Nord devrait s’étendre au sud jusqu’à la ligneSpincourt-Varennes ;
L’armée destinée à l’investissement de Metz-Thionville jus-qu’à la ligne Toul- Dieulouard ;
L’armée de Nancy, jusqu’à Manonviller-Bayon ;
L’armée d’Épinal au sud de cette ligne, jusqu’à Belfort ;
L’armée d’appui de droite s’organiserait dans la région deVesoul ; l’armée d’appui d’aile gauche, en arrière de l’armée duNord ; enfin, l’armée de réserve dans la région de Bar-le-Duc.
La deuxième hypothèse à envisager était celle où ilnous serait possible de développer notre manœuvre par laBelgique. Sans rappeler ici tous les avantages que cettemanœuvre nous procurerait, il ne faut pas perdre de vueque le président du Conseil avait admis qu’une intervention