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1 (1932)
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LA MISE SUR PIED DU PLAN XVII

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dispositif, courant ainsi le risque de ne pas être en mesuredintervenir en temps utile du côté décisif. En outre, leplan XVI navait fait que des prévisions insuffisantes ence qui concernait léventualité dune offensive allemandepar la Belgique .

Sans doute, la variante de septembre 1911, adoptée sousla pression des événements, avait sensiblement amélioré lasituation, mais elle offrait tous les défauts des solutions defortune. « Or, disais-je, la situation extérieure sest pro-fondément modifiée ; la transformation de larmée russeconsécutive à la guerre de Mandchourie navait commencéquen 1908, mais elle va être terminée : lartillerie lourdede campagne va être au complet, léquipement des forma-tions de réserve est constitué ; lAngleterre paraît plus quejamais décidée à nous appuyer : en juillet 1911, le WarOffice a pris la décision denvoyer sur le continent nonplus une partie mais la totalité de son armée de cam-pagne, et de hâter la mobilisation et le transport de cettearmée ; la collaboration des deux marines est assurée.En ce qui concerne lItalie , on peut de plus en plus espérerquelle ninterviendra pas sérieusement dans un conflitavec la France ; en en tout cas, son intervention ne serapas immédiate. »

Comme conséquence de cette situation, il devenait pos-sible de ne laisser sur les Alpes que des formations deréserve, de transporter dès le début les 14 e et 15 e corpsdarmée vers le Nord-Est, et ultérieurement les unitéslaissées en couverture sur la frontière italienne, enfin decompter sur le transport certain du 19 e corps darmée enFrance. LAllemagne était, par contre, obligée à plus deprécautions sur sa frontière orientale, ce qui venait delamener à créer un XX e corps darmée à Allenstein .

Dautre part, le rendement de nos voies ferrées sétaitconsidérablement amélioré : le nombre des marches utili-sables sur les lignes de transports avait pu passer dequarante-huit à cinquante-six ; tous les travaux entreprisallaient être terminés à la fin de 1912 ; grâce à cette inten-sité plus grande donnée aux transports, il allait être pos-