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1 (1932)
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LA MISE SUR PIED DU PLAN XVII

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fort les troupes de couverture, et à un effectif normalles troupes de lintérieur.

Cest dans ces conditions que, peu de temps après laséance du 4 mars le principe de la loi de trois ans futaccepté à lunanimité par le Conseil supérieur de la Guerre,le 18 avril, je soumis aux délibérations du même Conseilles bases mises au point du nouveau plan qui devait prendrele nom de plan XVII. Il lui était soumis par applicationde larticle 3 du Décret du 28 juillet 1911 portant réorga-nisation du haut commandement.

Il semble nécessaire de résumer ici le document remis auxmembres du Conseil en vue de cette séance du 18 avril.

Tout dabord les raisons qui militaient en faveur dun nou-veau plan, situation extérieure et situation militaire intérieure,étaient présentées. Puis le document étudiait lorganisationproposée pour larmée mobilisée.

En raison de lendivisionnement de la cavalerie, le corpsdarmée naurait plus quun régiment à.six escadrons.

En ce qui concerne la brigade dinfanterie de réserve affectéejusque- au corps darmée, on proposait de la supprimer ; eneffet, sa valeur combattive était faible, et cependant, on avaitconstaté, aussi bien dans les manoeuvres que dans les exercicessur la carte, que les commandants de corps darmée avaientfréquemment tendance à lassimiler aux unités actives, et àlemployer pour des missions exigeant une forte cohésion ; or,la loi des cadres de linfanterie allait améliorer lencadrementde ces régiments réduits de trois à deux bataillons. Dans cesconditions, le nouveau plan prévoyait laffectation à chaque divi-sion dun régiment de réserve à deux bataillons.

En ce qui concerne lartillerie, on est obligé de constater que,depuis la séance du 19 juillet 1911 le Conseil supérieur de laGuerre sétait prononcé en faveur de la création dune artillerielourde, les études entreprises navaient pas abouti. La seulemodification importante à la situation avait été, comme je laidéjà dit plus haut, la présentation par le commandant Malandrindune plaquette permettant, contre le personnel et le matérielabrités, des tirs avec angle de chute allant jusquà 12 degrés.Donc, au point de vue de lorganisation de lartillerie dans lescorps darmée, le nouveau plan napportait pas de modifica-tions à lancien.