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1 (1932)
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189
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LA MISE SUR PIED DU PLAN XVIÎ

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Il convient de rendre ici cet hommage à -loeuvre ainsiaccomplie par le général Belin et les officiers de létat-major de larmée. Si lacte de mobilisation et celui de laconcentration se sont déroulés deux mois plus tard sansheurt et dans lordre le plus parfait, il faut quon sacheque le mérite en revient à ces officiers qui surent, dans desconditions de temps qui navaient jamais été réalisées,mettre sur pied cette œuvre considérable. Parmi eux, jetiens à signaler le commandant Poindron, chef de la Sec-tion du plan, et son chef direct le colonel Pont qui, aprèsavoir été sous-chef du bureau des opérations, était devenuchef de ce bureau à partir de mars 1914 et sy distinguapar son intelligence et son esprit de méthode alliés à unemodestie qui lui attirait toutes les sympathies.

Cependant, il était nécessaire de condenser en un docu-ment destiné aux commandants darmée les grandes lignesde la concentration ; il devait servir à orienter leurs étudespersonnelles et les travaux de leurs états-majors. Cesten février 1914 que jai fait rédiger VInstruction sur laconcentration. Elle posait en tête lidée fondamentale :lintention du général en chef est de prendre loffensivelorsque ses forces seront réunies. Cétait laffirmationdune doctrine de guerre qui a fait ses preuves aussi bienà la Marne en 1914 quau cours des opérations de 1918.Au reste, cette Instruction a été publiée et elle a été dis-cutée dans de si nombreux documents quil semble inu-tile de la reproduire ici.

Cependant je tiens à faire remarquer à son sujet que,dans mon esprit, cette Instruction navait pas une absoluevaleur dexécution. Ainsi que je lai déjà dit, je ne consi-dérais comme élément ferme de la concentration que lestransports jusquaux régulatrices : au delà, jestimaisquune décision devrait être prise au moment du conflit,en fonction de la situation, et en modifiant, le cas échéant,les données de lInstruction.

LInstruction sur la concentration nétait pas limitativedans ma pensée ; elle nenvisageait pas toutes les hypo-thèses ; elle ne le pouvait pas, en raison des directives du