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MÉMOIRES DU MARÉCHAL JOFFRE
I 4 e armée : 12 divisions d’infanterie,V 2 divisions de cavalerie et 2 divisionsEn Luxembourg belge < de réserve.
I 3 e armée : 6 divisions d’infanterie et1 1 division de cavalerie.
1 2 e armée : 7 divisions d’infanterie, 2 di-sions de cavalerie et 5 divisions deréserve.
! l re armée : 9 divisions d’infanterie et1 division de cavalerie.
7 e armée : 2 divisions d’infanterie etdemie ; 1 division de cavalerie et3 divisions de réserve.
Ainsi, en ce qui concernait les effectifs, nous pensionsavoir une supériorité numérique sensible sur l’ennemi.Était-ce la mise en place stratégique qui était en défaut?L’extrême aile gauche alliée était tenue par les Britan-niques à l’ouest de Mous ; d’après l’état des renseignementsparvenus jusqu’à la fin de la journée du 23, le mouvementde conversion exécuté par les corps allemands au nordde Namur semblait devoir les amener dans la soirée de cejour aux points suivants :
II 0 corps d’armée : vers Ath .
IX e — — : au sud de la zone Soignies Seneffe,
Vile _ — : au sud de Pont à Celles,
X e — — : et Garde : devant la droite de
notre 5° armée.
Cette conversion de la droite allemande était couvertedans la région de Leuze par la 9 e division de cavalerieappuyée d’éléments de toutes armes. Il ne paraissait doncpas que notre gauche fût menacée d’encerclement : lesfronts adverses semblaient assez exactement coïncider.
Mes réflexions m’amenaient donc à conclure que la chutede Namur , la menace sur le flanc droit de notre 5° armée,le long de la Meuse , peut-être encore des défaillances lo-cales du commandement, avaient amené la retraite de