LES BATAILLES DE LA FRONTIÈRE
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l’ennemi faisait peser sur nous. Et cela explique l’impatienceavec laquelle j’attendais des nouvelles de ce front lointain.
J’en reçus le même jour. L’ambassadeur de Russie avait été chargé par le chef d’état-major du généralissimedes armées impériales de me faire savoir que « l’offensiverusse en Allemagne se faisait par grandes masses et s’effec-tuait avec toute la célérité possible, compatible avec lesexigences de la sûreté. Dans la Prusse orientale , se décidaientde graves problèmes stratégiques, et aussitôt qu’une solu-tion serait intervenue, il y aurait moyen de procéder à undéveloppement plus rapide des opérations offensives ul-térieures. « D’une manière générale, concluait le document,l’offensive russe se poursuit avec la plus grande inflexibi-lité. »
Tout cela était encore bien vague.