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1 (1932)
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PRÉPARATION DE LA BATAILLE DE LA MARNE 333

minimum de forces et séclairera de ce côté à grande dis-tance ». Le général Lanrezac se déclara satisfait et prêtà obéir; il me dit, dailleurs, quil avait déjà donné desordres dans la matinée dans le sens que je lui indiquai.

Comme cet entretien prenait fin, je reçus le généralde Mas-Latrie, commandant le 18 e corps, de passage auquartier général de la 5 e armée. Il souffrait de dysenterie,et paraissait avoir perdu une partie de ses moyens. Jelui montrai la gravité de lheure et lui ordonnai dexigerde ses troupes le maximum defforts ; il y allait du salut dupays. Puis, je vis arriver le général Hache, épuisé de fa-tigue, à la suite des durs combats de la 40° division. Ayantla plus haute estime pour ce vaillant et intelligent soldat,je lavais désigné pour prendre le commandement du3 e corps, sur la proposition du général Lanrezac . Hacheregrettait sa belle division, et me supplia de la lui laisser.Je ne pus que maintenir ma décision, en faisant appel àson abnégation et à son dévouement.

Si pénible avait été limpression que je rapportai enrentrant au grand quartier général, que jétais décidé àrevenir le lendemain auprès de Lanrezac pour contrôlerlexécution de mes ordres.

Ma présence à Vitry-le-François était indispensable dunepart pour coordonner les opérations de la 5 e armée avecles mouvements anglais et ceux de la 6 e , dautre part pourprendre toutes les mesures que nécessitait la menace dé-celée dans la région de Rocroi par notre aviation, et en par-ticulier, donner à Foch mes instructions pour la missionque jallais lui confier.

En arrivant à Vitry-le-François , on me rendit comptedes nouvelles reçues dans la journée du corps de cavalerieet des 61° et 62 e divisions de réserve : Sordet, la veille,avait employé ses divisions séparément : elles sétaient en-gagées dans de bonnes conditions au nord et à lest dePéronne , après quoi, il les avait ramenés pour cantonnersur la rive sud de la Somme ; les deux divisions de réserveavaient agi à gauche du corps de cavalerie, et paraissaientavoir eu des engagements heureux. Je fis demander par