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1 (1932)
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PRÉPARATION DE LA BATAILLE DE LA MARNE 347

De durer sans exposer nos armées de campagne à ladestruction, de façon à attendre lheure propice pour re-prendre le mouvement en avant,

de profiter de toute occasion favorable pour donner,si possible, une leçon à lennemi et maintenir le moraldes troupes,

enfin dorienter la marche des armées en vue dundispositif permettant à tout instant de reprendre lof-fensive.

Comment produire cette offensive?

Il ne semble plus possible dopposer à laile droiteallemande des forces suffisantes pour arrêter son mouve-ment enveloppant qui peut lamener sur Paris .

Mais la présence de nos armées en Lorraine , dans lAr-gonne et en Champagne oblige larmée allemande à établirses corps sur un énorme cercle de Verdun à Paris . Si ellefait glisser ses forces constamment vers louest, elle peutêtre amenée à un moment donné à voir ses communi-cations passant presque entièrement par la Belgique .

Nous pouvons profiter de la possession de la ligne desHauts-de-Meuse, dabord, de la présence des l re et 2 e arméesen Lorraine, ensuite, pour établir un dispositif constam-ment couvert et étayé à droite et faisant dans Vensembleface au nord nord-ouest.

Nous pouvons partir de ce dispositif pour renouvelermais en meilleur terrain et, sans doute aussi, en meilleureposture, la rupture que nous avons tentée face au nord-esten débouchant de la Meuse.

En dernière analyse, il semble bien quon puisse envi-sager, pour le moment, comme emplacement terminus denos armées du centre, la Seine et lAube ( de Bray-sur-Seine à Arcis-sur-Aube) pour la 5 e armée (1) et le déta-chement de la 4 e armée (2), la Marne (de Vitry à Bar-le-

(1) Moins un ou deux corps darmée dirigés sur Paris .

(2) Ce détachement pourrait former un commandement indé-pendant.