PRÉPARATION DE LA BATAILLE DE LA MARNE 349
Les zones de marche déduites, des mouvements indiquésci-dessus pourraient être :
Entre la 6 e et la 5 e armée. — Grand’route de Villers-Cotteretsà Meaux et Paris (la grand’route Villers-Cotterets par Nanteuilétant toutefois réservée aux corps de la 5 e armée dirigés sur Paris ).
Entre la 5 e et la 4 e armée (détachement). — Craonne , Dor-mans, Montmirail, Nogent-sur-Seine .
Entre la 4 e armée (détachement) et le corps de cavalerie. —Beine, Vertus, Fère-Champenoise, Arcis-sur-Aube.
Entre le C. C. et la 4 e armée. — Suippes et Vitry .
Entre la 4 e et la 3 e armée. — Sainte-Menehould , Revigny-aux-Vaches.
Comme on le voit la situation en présence de laquellenous nous trouvions maintenant m’amenait à abandonnerla manœuvre sur l’aile extérieure ennemie et à revenir àla conception d’une action offensive qui aurait pour objetde séparer cette aile du reste de la ligne de bataille ennemie.
Cette décision qui explique tous les ordres donnés le30 août et les jours suivants jusqu’au moment où l’ennemi,contre toute attente évitant Paris , me permit à nouveaude revenir à la conception du 25 août, visant à constituerune masse qui déborderait l’aile marchante ennemie.
Aussi, lorsque dans la soirée, à mon retour de Varennes,quartier général de la 3° armée, je pris connaissance dudésir que m’avait fait communiquer le maréchal Frencbde reporter ses troupes derrière la Seine pour les reconsti-tuer dans la zone Mantes, Poissy , Saint-Germain, je luifis connaître que j’acceptais ses propositions sous la seuleréserve qu’il se retirât tout d’abord par l’est de Paris ,c’est-à-dire derrière la Marne entre Meaux et Neuilly-sur-Marne, sauf à se reporter ensuite vers l’ouest en contour-nant Paris par le sud.
A la 6° armée, Paris fut indiqué comme direction géné-rale de repli, tandis que le général d’Amade, qui avait faitconnaître que ses divisions territoriales étaient incapablesde tenir la campagne plus longtemps, reçut Rouen commedirection de retraite.