Druckschrift 
1 (1932)
Entstehung
Seite
362
Einzelbild herunterladen
 

362

MÉMOIRES DU MARÉCHAL JOFFRE

« Croyez, mon cher général, à la nouvelle assurance demon affectueuse et dévouée sympathie.

« Millerand .

« P.-S. Si vous acceptez, je nai pas besoin de sou-ligner lextrême urgence den aviser le maréchal French,et de faire commencer les travaux. »

Voici quelles étaient les propositions du maréchal queme transmettait le ministre de la Guerre :

Paris, le 1 er septembre 1914.

Propositions du maréchal sir John French.

« Il me semble que la situation actuelle exige que nousfixions un plan qui soit bien compris de tous, afin quenous puissions tous coopérer à sa réalisation.

« Jaimerais à voir choisir une ligne de défense sur larivière Marne sétendant pour quelques kilomètres àlouest et au nord-ouest de Paris . La longueur de cetteligne devrait être déterminée daprès les effectifs quiseraient susceptibles de loccuper, suffisamment densesen profondeur pour permettre des contre-attaques à lafois locales et générales.

« Je préférerais que les éléments de la contre-attaquegénérale soient concentrés derrière le flanc gauche etconstitués aussi fortement que possible.

« Si une position de ce genre est préparée, je suis prêtà tenir sur ma ligne actuelle, cest-à-dire à Nanteuil, ainsiquà lest et à louest de ce point, aussi longtemps que lasituation lexigera, pourvu toutefois que je ne coure pasle risque de voir mes flancs exposés à une attaque.

« Je suis prêt à faire tout mon possible pour coopérerà ce plan, mais je ne peux, quelles que soient les circons-tances, placer larmée anglaise, étant donné les conditionsdinfériorité elle se trouve actuellement, dans une situa-