362
« Croyez, mon cher général, à la nouvelle assurance demon affectueuse et dévouée sympathie.
« P.-S. — Si vous acceptez, je n’ai pas besoin de sou-ligner l’extrême urgence d’en aviser le maréchal French,et de faire commencer les travaux. »
Voici quelles étaient les propositions du maréchal queme transmettait le ministre de la Guerre :
Propositions du maréchal sir John French.
« Il me semble que la situation actuelle exige que nousfixions un plan qui soit bien compris de tous, afin quenous puissions tous coopérer à sa réalisation.
« J’aimerais à voir choisir une ligne de défense sur larivière Marne s’étendant pour quelques kilomètres àl’ouest et au nord-ouest de Paris . La longueur de cetteligne devrait être déterminée d’après les effectifs quiseraient susceptibles de l’occuper, suffisamment densesen profondeur pour permettre des contre-attaques à lafois locales et générales.
« Je préférerais que les éléments de la contre-attaquegénérale soient concentrés derrière le flanc gauche etconstitués aussi fortement que possible.
« Si une position de ce genre est préparée, je suis prêtà tenir sur ma ligne actuelle, c’est-à-dire à Nanteuil, ainsiqu’à l’est et à l’ouest de ce point, aussi longtemps que lasituation l’exigera, pourvu toutefois que je ne coure pasle risque de voir mes flancs exposés à une attaque.
« Je suis prêt à faire tout mon possible pour coopérerà ce plan, mais je ne peux, quelles que soient les circons-tances, placer l’armée anglaise, étant donné les conditionsd’infériorité où elle se trouve actuellement, dans une situa-