deux étapes, de l’infanterie du 12° corps d’armée, litté-ralement à bout de souffle : ce corps d’armée, sous le com-mandement habile du général Roques, s’était très biencomporté depuis le début de la campagne, et il était arrivé àl’extrême limite des forces humaines. Il était nécessairede donner satisfaction à cette demande, et la directiondes chemins de fer allait réaliser ce problème difficile.
De la 6 e armée, la nouvelle était arrivée qu’aucun enga-gement n’avait eu lieu sur son front, et qu’elle avait puoccuper sans difficulté ses nouveaux emplacements : ilsemblait même qu’elle n’avait personne devant elle.
En ce qui concerne Galliéni, on se rappelle que, dansla nuit du 2 au 3, j’avais reçu de lui une lettre assezinquiète où il se déclarait dans l’impossibilité de défendreParis, à moins d’être renforcé par 3 corps d’armée actifs.Je lui avais répondu dans la matinée du 3, en précisantles forces mises à sa disposition (1).
Pendant mon absence, il était arrivé à mon adresse deuxlettres du gouverneur de Paris, l’une officielle, l’autremanuscrite et ayant un caractère plus personnel.
La première était ainsi conçue :
Q. G. DES ARMÉES DE PARIS
n° 622 Invalides, 3 septembre, 9 h. 10.
Le gouverneur militaire de Paris à général commandanten chef du groupe d'armées nord-est.
« Je viens de recevoir du ministre de la Guerre un ordrem’informant que le camp retranché de Paris est placésous vos ordres dans les conditions prévues par l’article 144de l’Instruction sur la conduite des grandes unités etl’article 151 du Décret sur le service des places, afin de
(1) Ces forces étaient les suivantes : l’armée Maunoury (7 e corpsd’armée et 3 divisions de réserve), la 45 e division (venant d’Al-gérie ). le 4 e corps d’armée (qui devait débarquer du 3 à 0 heureau 5), le groupement Ebener (61° et 62° divisions de réserve), lesdivisions territoriales.