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1 (1932)
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373
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PRÉPARATION DE LA BATAILLE DE LA MARNE 373

deux étapes, de linfanterie du 12° corps darmée, litté-ralement à bout de souffle : ce corps darmée, sous le com-mandement habile du général Roques, sétait très biencomporté depuis le début de la campagne, et il était arrivé àlextrême limite des forces humaines. Il était nécessairede donner satisfaction à cette demande, et la directiondes chemins de fer allait réaliser ce problème difficile.

De la 6 e armée, la nouvelle était arrivée quaucun enga-gement navait eu lieu sur son front, et quelle avait puoccuper sans difficulté ses nouveaux emplacements : ilsemblait même quelle navait personne devant elle.

En ce qui concerne Galliéni, on se rappelle que, dansla nuit du 2 au 3, javais reçu de lui une lettre assezinquiète il se déclarait dans limpossibilité de défendreParis, à moins dêtre renforcé par 3 corps darmée actifs.Je lui avais répondu dans la matinée du 3, en précisantles forces mises à sa disposition (1).

Pendant mon absence, il était arrivé à mon adresse deuxlettres du gouverneur de Paris, lune officielle, lautremanuscrite et ayant un caractère plus personnel.

La première était ainsi conçue :

Q. G. DES ARMÉES DE PARIS

n° 622 Invalides, 3 septembre, 9 h. 10.

Le gouverneur militaire de Paris à général commandanten chef du groupe d'armées nord-est.

« Je viens de recevoir du ministre de la Guerre un ordreminformant que le camp retranché de Paris est placésous vos ordres dans les conditions prévues par larticle 144de lInstruction sur la conduite des grandes unités etlarticle 151 du Décret sur le service des places, afin de

(1) Ces forces étaient les suivantes : larmée Maunoury (7 e corpsdarmée et 3 divisions de réserve), la 45 e division (venant dAl-gérie ). le 4 e corps darmée (qui devait débarquer du 3 à 0 heureau 5), le groupement Ebener (61° et 62° divisions de réserve), lesdivisions territoriales.