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1 (1932)
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MÉMOIRES DU MARÉCHAL JOFFRE

vous permettre, le cas échéant, dassocier la garnisonmobile de la place aux opérations des armées en campagne,sans que cette garnison puisse être éloignée de la place àune distance trop grande pour en compromettre la sécurité.

« Jai lhonneur de vous demander, en conséquence, devouloir bien me donner des instructions sur le rôle quevous entendez assigner au camp retranché de Paris et àlarmée de Paris dans lensemble des opérations. A cesujet, permettez-moi de vous rappeler que la garnisonde Paris comprend une proportion considérable de troupesterritoriales dont la valeur manœuvrière est très faible, etqui ne sont que très imparfaitement outillées commetroupes de campagne. Elles nont ni train de combat,ni train régimentaire, et je memploie à leur constituerdes embryons de ces trains. Dautre part, ces troupessont faiblement pourvues en artillerie et munitions. Ellesnont ni parcs, ni convois, ni ambulances.

« Sauf ordre contraire de votre part, je mefforcerai detenir dans Paris le plus longtemps possible. Mais, en raisonde la faiblesse de la défense, particulièrement du côténord-est, nous sommes exposés, jinsiste sur ce point,à voir ce front forcé, si vous nintervenez pas, le momentvoulu, par une diversion. »

« Galliéni. »

A cette lettre était jointe une autre, manuscrite :

GOUVERNEMENT MILITAIREDE PARIS

Le gouverneur Paris, 3 septembre 1914.

Le général Galliéni, gouverneur militaire de Paris et commandant en chef des armées de Paris au général Joffre.

« Mon cher Joffre,

« Je viens de recevoir du ministre la lettre me plaçantsous vos ordres. Mon concours complet vous est acquis.Jinsiste seulement sur la situation du camp retranché :