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1 (1932)
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LA BATAILLE DE LA MARNE

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action du 21 e corps et déléments prélevés par le généralde Langle sur ses deux corps de droite allait permettredentamer le lendemain une action vers le nord-ouest auprofit de Foch.

Enfin, à larmée Sarrail, le combat se poursuivait sansque lennemi réussît à gagner du terrain ; et à la gauchede cette armée, le 15 e corps progressait en liaison avec ladroite de larmée de Langle. Dans la nuit du 9 au 10, lesAllemands lancèrent une attaque violente sur le frontdu 6° corps ; cette offensive, qui fut enrayée dans la ma-tinée du 10, marqua la fin des efforts allemands sur lefront de la 3 e armée. Sur la Meuse , lennemi continuaitses vaines tentatives : Troyon ne se laissait pas intimiderpar le bombardement, et le rideau tendu par la 7 e divisionde cavalerie, la présence de la 2 e division de cavaleriesur la rive droite vers Saint-Mihiel et de la brigade mixte,portée par Castelnau de Toul vers Commercy , réussis-saient à couvrir les derrières de larmée de Sarrail.

Ainsi, dans lensemble, la situation mapparaissait le 9au soir sous un jour favorable : à gauche, le succès saccen-tuait, tandis quau centre et à droite la poussée ennemieparaissait définitivement enrayée.

La victoire était plus proche encore que je ne les-pérais.

Le 10 au matin, en effet, comme la 6 e armée se portaità lattaque en exécution de ma directive de la veille ausoir, elle sentit tout à coup la résistance ennemie céderdevant elle, et elle gagna pendant cette journée une quin-zaine de kilomètres, presque sans coup férir.

A sa droite, larmée britannique atteignit le Clignon ,sans rencontrer de résistance, et vint stationner en finde journée au sud de lOurcq, de la Ferté-Milon à Neuilly-Saint-Front.

Quant à la 5 e armée, elle dépassait la Marne de Château-Thierry à Dormans, et le général Franchet dEspereyme rendait compte que, devant lui, la retraite de lennemise précipitait partie vers le nord, partie vers lest.

T. i.

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