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action du 21 e corps et d’éléments prélevés par le généralde Langle sur ses deux corps de droite allait permettred’entamer le lendemain une action vers le nord-ouest auprofit de Foch.
Enfin, à l’armée Sarrail, le combat se poursuivait sansque l’ennemi réussît à gagner du terrain ; et à la gauchede cette armée, le 15 e corps progressait en liaison avec ladroite de l’armée de Langle. Dans la nuit du 9 au 10, lesAllemands lancèrent une attaque violente sur le frontdu 6° corps ; cette offensive, qui fut enrayée dans la ma-tinée du 10, marqua la fin des efforts allemands sur lefront de la 3 e armée. Sur la Meuse , l’ennemi continuaitses vaines tentatives : Troyon ne se laissait pas intimiderpar le bombardement, et le rideau tendu par la 7 e divisionde cavalerie, la présence de la 2 e division de cavaleriesur la rive droite vers Saint-Mihiel et de la brigade mixte,portée par Castelnau de Toul vers Commercy , réussis-saient à couvrir les derrières de l’armée de Sarrail.
Ainsi, dans l’ensemble, la situation m’apparaissait le 9au soir sous un jour favorable : à gauche, le succès s’accen-tuait, tandis qu’au centre et à droite la poussée ennemieparaissait définitivement enrayée.
La victoire était plus proche encore que je ne l’es-pérais.
Le 10 au matin, en effet, comme la 6 e armée se portaità l’attaque en exécution de ma directive de la veille ausoir, elle sentit tout à coup la résistance ennemie céderdevant elle, et elle gagna pendant cette journée une quin-zaine de kilomètres, presque sans coup férir.
A sa droite, l’armée britannique atteignit le Clignon ,sans rencontrer de résistance, et vint stationner en finde journée au sud de l’Ourcq, de la Ferté-Milon à Neuilly-Saint-Front.
Quant à la 5 e armée, elle dépassait la Marne de Château-Thierry à Dormans, et le général Franchet d’Espereyme rendait compte que, devant lui, la retraite de l’ennemise précipitait partie vers le nord, partie vers l’est.
T. i.
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