Druckschrift 
1 (1932)
Entstehung
Seite
419
Einzelbild herunterladen
 

LA BATAILLE DE LA MARNE

419

En outre, je mefforçai de menacer les deux ailes delennemi en retraite :

A droite, en ordonnant par radio au général Coutan-ceau, gouverneur de Verdun , dattaquer avec toutes sesforces les convois ennemis qui franchissaient la Meuse aunord de Verdun .

A gauche, en poussant les divisions territoriales dugénéral dAmade daqs la région de Beauvais (1).

Enfin, je faisais télégraphier à la l re armée dembarquerle 13 e corps darmée à Ëpinal à destination du nord deParis, car toute mon attention se concentrait maintenantsur la nécessité dempêcher lennemi de se rétablir, etpour cela, je voulais renforcer encore larmée du généralMaunoury, que je considérais comme la pièce principalede notre manoeuvre.

Ce soir-, sans en mesurer encore toute la portée, jeusla certitude de la victoire, et jen marquai au ministreles premiers résultats : lennemi en pleine retraite devantma gauche ayant déjà reculé de plus de 60 kilomètres,le centre allemand fléchissant devant Foch, et la gaucheadverse pas encore ébranlée mais paraissant à bout desouffle.

Le 11 septembre, la victoire saffirma sur toute la ligne.

La 6 e armée atteignait la ligne Pierrefonds-Chaudun ;les Anglais franchissaient lOurcq supérieur ; FranchetdEsperey, chassant devant lui de faibles arrière-gardes,portait ses têtes de colonnes au sud de la Vesle entreChéry et Ville-en-Tardenois ; son corps de droite, le 10 e ,qui avait si puissamment contribué au succès de Foch,remontait de Vertus sur Ëpernay , pendant que la 9 e arméevenait elle-même border la Marne entre Sarry et Tours .La 4 e armée progressait maintenant, elle aussi : sa gaucheatteignait la Marne dans la nuit, en aval de Vitry ; à sadroite, le corps colonial occupait les passages de la Saulxet le 2° corps ceux de lOrnain en liaison avec la gauche

(1) Ordre particulier du 9 septembre.