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1 (1932)
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LA POURSUITE APRÈS LA MARNE

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jai préféré courir le risque de demeurer au-dessous de lavérité, que celui de lexagérer. »

Le patriotisme de M. Millerand était trop sincère, et sasympathie pour moi trop loyale pour quon puisse luiprêter ici la moindre arrière-pensée. Que, néanmoins, leministre ait été dans la circonstance trop modeste danslexpression de notre victoire, je ne suis pas loin de lepenser. La propagande ennemie agissant avec violencecouvrit la voix de la France victorieuse chez les neutres etmême chez nous. Pour certains, la Marne parut comme unesorte de miracle, pour dautres comme un hasard heureuxet imprévu. Pour ceux qui prenaient leurs inspirationsdans la presse ennemie, elle se réduisit même à une ma-nœuvre du commandement allemand qui, à défaut durésultat stratégique qui lui échappait, fit valoir, à partirde ce moment, largument facile de la « carte de guerre ».

Heureusement, le fait essentiel était : lennemi étaitrejeté à 80 kilomètres au nord de Paris , et lon peut direquil était définitivement arrêté. On respira et lon repritconfiance.