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1 (1932)
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LA CAMPAGNE DAUTOMNE

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Ces mesures nous permirent, conjointement avec lenvoiaux armées de batteries dancien modèle, dassurer tantbien que mal le ravitaillement des armées, tout en faisantface aux besoins de la bataille qui se développait peu à peude lOise à la Somme et, à travers la Flandre, allait bientôtgagner le bord de la mer du Nord.

Mais il est certain que cette pénurie de munitions seproduisant en un pareil moment gêna considérablementnos opérations : pour alimenter la bataille dans le nord ilfallut mettre en demi-sommeil de grandes étendues dufront. Lennemi put travailler à loisir à ses organisationsdéfensives ; derrière ce front tous les jours plus solide quillui était possible de tenir économiquement, il lui fut facilede faire des prélèvements de forces au profit de son ailedroite qui, parallèlement à notre aile gauche, sétendait versle Nord. Il lui fut également loisible deffectuer des regrou-pements destinés à des actions locales dirigées contre despoints sensibles de notre front.

Dans ce dernier ordre didées la V e armée allemandeentama à partir du 21 septembre une puissante offensivede part et dautre de Verdun qui, si elle ne donna pas ànos adversaires tous les résultats quils en attendaient,nen eut pas moins pour nous de très fâcheuses consé-quences.

A la suite du départ du général de Castelnau, de létat-major de la 2 e armée, et du 20 e corps darmée appelés, commeje vais le dire plus loin, vers un nouveau théâtre dopéra-tions, javais procéder à une nouvelle répartition desforces et des missions entre les l re et 3 e armées (1).

Tout en remplissant leur mission défensive qui consistaità « assurer la sécurité de la droite de notre dispositif »,les l re et 3 e armées doivent « conserver le contact de lennemidans la région à lest de Metz ».

Le 20 septembre, à la suite de renseignements signalantdes forces ennemies en voie de rassemblement dans larégion Jonville-Dampvitoux-Essey-Beney-Thiaucourt, je fis

(1) Instruction particulière n° 30 du 18 septembre 1914.