Druckschrift 
1 (1932)
Entstehung
Seite
433
Rechtsdrehung 90°Linksdrehung 90° 
  
  
  
  
  
 
Einzelbild herunterladen
 

LA CAMPAGNE D’AUTOMNE 433

avaient pris pied sur la rive gauche de la Meuse , furentrejetés sur Chauvoncourt. En raison des difficultés de com-munication de la 3 e armée avec celles de ses unités quiopéraient sur la rive droite, je subordonnai au généralDubail toutes les troupes qui se trouvaient à l’est de cefleuve.

Notre offensive se poursuivit les jours suivants. Elleenraya la poussée allemande mais ne parvint pas à re-prendre le terrain perdu.

Dans cette affaire, le commandement de la 3 e arméeavait manqué d’esprit de prévision et d’activité : d’espritde prévision en négligeant les renseignements qui signalaientd’importants rassemblements en Woëvre, d’activité, enne sachant pas utiliser le 6 e corps, dont une division sta-tionnée en temps de paix à Saint-Mihiel connaissait admi-rablement le terrain. Ce corps d’armée demeura à peuprès inutile pendant tout le temps de cette crise à quelqueslieues du champ de bataille.

Les conséquences de cette attaque allemande furentgraves. Elle mettait aux mains de l’ennemi à Saint-Mihiel la route, la voie ferrée et le canal qui permettaient de ra-vitailler Verdun ; elle plaçait sous le canon des Allemandsla voie ferrée près de Commercy , et la ligne de Châlons àVerdun près d’Aubreville. De ce fait, Verdun n’était plusalimenté que par une seule ligne ferrée à voie de un mètrepartant de Bar-le-Duc, le « Petit Meusien ». Le danger decette situation apparut dans toute son étendue quand com-mença, en février 1916, la bataille de Verdun .

Néanmoins, pour tenir compte de la position difficiledont les l re et 3 e armées venaient de sortir avec, il faut lereconnaître, des moyens peu importants, j’exprimai parordre n° 33 du l re octobre, mon entière satisfaction à cesdeux armées.

Le 26 septembre, le grand quartier général que je trou-vais trop éloigné du front depuis la retraite allemande setransporta, sur mon ordre, à Romilly .

Le 28, je me rendis au quartier général du généralFranchet d’Esperey. Je traversai pour m’y rendre le champ

28

T. I.