LA CAMPAGNE D’AUTOMNE
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La 70 e division prélevée sur la l re armée s’embarqua le 28 sep-tembre pour Arras et Lens.
La 8 e division de cavalerie prélevée sur la 6 e armée se dirigeapar voie de terre sur Montdidier .
La 4 e division de cavalerie prélevée sur la 5 e armée s’em-barqua le 30 septembre.
Le 21 e corps d’armée prélevé sur la 9 e armée s’embarqua le1 er octobre pour Lille .
La 45 e division prélevée sur la 6 e armée, transportée en autojusqu’à Compiègne , s’embarqua en chemin de fer pour le Nord.
Comme, d’autre part, les Allemands paraissaient avoiramené en face de notre gauche la majeure partie desforces qui se trouvaient en Belgique , je suggérai au mi-nistre de la Guerre que « le moment était venu pour l’arméebelge d’agir sur les communications de l’ennemi ». Jedois dire que cette coopération de l’armée belge à labataille que nous menions maintenant en Picardie et quise rapprochait des Flandres, m’apparaissait aussi commeun moyen de faire sortir nos alliés du dangereux isole-ment dans lequel ils se trouvaient sous les murs d’Anvers .Ma proposition, comme on le verra plus loin, ne fut pasà ce moment prise en considération, et il fallut l’imminenced’une catastrophe pour ramener les forces belges à noscôtés.
Quoi qu’il en soit, dans les derniers jours de septembre,la bataille, par l’entrée en ligne de forces nouvelles, s’éten-dait peu à peu au nord de la Somme. De notre côté, le11° corps appuyé à sa gauche par le 20 e se heurtait sur leplateau de Thiepval à des organisations ennemies déjàsolides.
Le 1 er octobre, sans doute pour diminuer la pressionqu’exerçait notre aile gauche, l’ennemi prononça de vio-lentes attaques entre l’Oise et la Somme. En raison dela fragilité de son front encore mal assis, de la distensionde ses corps d’armée, des signes de lassitude que donnaitpar endroit le commandement local, notamment au 4 e corps,le général de Castelnau se montra très inquiet de cesattaques et, comme ses réserves étaient naturellement