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1 (1932)
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LA CAMPAGNE D AUTOMNE

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comme ad latus pour me décharger dune partie de la tâchetous les jours plus lourde qui mincombe, et je nommeraison successeur dans le commandement de la 9 e armée.

« J. J'offre. »

Le ministre avait acquiescé à ma demande, sans vouloirtoutefois donner au général Foch une lettre de servicelaccréditant dans les fonctions que je lui réservais.

Le 4 octobre, je résolus denvoyer le général Foch dansle Nord, en qualité « dadjoint au commandant en chef »,avec mission de coordonner laction des armées Castelnauet de Maudhuy et du groupe de divisions territoriales dugénéral Brugère.

Foch partit aussitôt. Son armée fut supprimée le 5, etses éléments répartis entre les 4 e et 5 e armées.

Pendant la journée du 4 octobre, les nouvelles de la2 e armée continuèrent à se faire plus mauvaises.

Vers 16 heures, le général Anthoine téléphona à motscouverts que la situation saggravait, et que le généralde Castelnau se préparait à prendre le soir même « desrésolutions graves ».

Je fis aussitôt répondre par téléphone :

« Un télégramme chiffré vous est envoyé. Ne prenez,avant de lavoir reçu, aucune décision de la nature de cellequi est visée par le général Anthoine dans sa communica-tion téléphonique de 16 heures. »

Et le télégramme chiffré expédié à 17 h. 35 disait :

« Je ne puis admettre un recul qui donnerait limpres-sion dune retraite et enlèverait toute possibilité de ma-nœuvre ultérieure. »

Mais peu après arrivait un nouveau message téléphonédu général de Castelnau :

« Le général de Maudhuy me fait dire que sa missionétait denvelopper, et que cest plutôt lui qui est enve-loppé.

« Il fait connaître que sa situation, malgré le terrainperdu, est bonne sur le front, mais il est pressé sur les