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LA grandi; industrie
Petty, ainsi que Temple, invoquaient, comme on lefaisait autrefois dans bien des cas, l’exemple et l’ensei-gnement des Hollandais. De Witt, en effet, demandedéjà des impôts élevés, en même temps qu’une loi sévèresur la mendicité et une diminution obligatoire des sa-laires, pour obtenir le développement de l’esprit d’inven-tion, l’application au travail et la tempérance.
Cette manière de voir se trouve établie dans le plusgrand détail, dans l’ouvrage de John Houghton (a Collec-tion of lellers for the amelioration of Husbandry andTrade, Second Volume. London 1683. Nr. 6. June 16 th.1683, pg. 174). A la suite de plusieurs mauvaises ré-coltes, le prix du blé s’était alors considérablement élevé.Dans ce fait, pense Houghton, il ne faut voir en aucunefaçon une chose fâcheuse, mais bien plutôt un avantageau point de vue économique. Si le prix du blé avait étéplus bas, les pauvres eussent moins travaillé, parce qu’ilsauraient pu, avec moins de travail, gagner ce qui estnécessaire à leur entretien. Cela résulte d’un fait générald’expérience psychologique. La noblesse de campagne,au lieu de travailler, dissipe la plus grande partie de sontemps dans toutes sortes de distractions et de sports,parce qu’elle possède pour des années de quoi boire,manger et s’entretenir ; mais que l’un de ces noblestombe dans une mauvaise situation de fortune, il s’effor-cera aussitôt de trouver quelque emploi public et dutravail. Le marchand enrichi suspend son travail, lorsqu’ila réussi à se faire admettre dans la noblesse terrienne.Le petit artisan, au contraire, qui ne pourrait jamaisespérer avoir le droit de regarder comme son bienune fortune de dix livres, s’efforcera à peine de se