INTRODUCTION
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ment des mines. La même idée se trouve exprimée dansle mémoire, paru en 1875, de la société des industriels dufer et de l’acier, et dans les enquêtes du gouvernementsur l’industrie métallurgique aussi bien que sur celle ducoton et delà toile en 1878, et cela avec une énergie par-ticulière de la part des maîtres de forge allemands et dequelques filateurs. Comme moyen d’augmenter la produc-tion du travail, le rescrit cité plus haut recommandel’abaissement du taux du travail à la pièce, ce qui don-nerait l’impulsion la plus efficace au travail — doctrinesemblable aux conseils de A. Young et des écrivains dusiècle dernier cités à côté de lui. Mais si nous nous adres-sons aux agriculteurs de l’Allemagne orientale, la théo-rie de la relation contraire entre l’élévation des salaireset l’accroissement de production rencontre parmi euxpeu de contradicteurs.
Nous avons donc à signaler une contradiction entrel’ancienne et la nouvelle théorie, de même qu’entre lespraticiens des différents pays. Est-il possible d’admettreque d’un des deux côtés soit toute la vérité, et de l’autretoute l’erreur? Une telle supposition est rendue inaccep-table par la foule des faits que chacun des deux partisfournit comme preuve à l’appui de son opinion. Ondoit plutôt expliquer cette contradiction en la regardantcomme l’expression d’une évolution naturelle. Il fautadmettre que la théorie soutenue depuis Sir WilliamPetty jusqu’à A. Young correspond à un degré de déve-loppement ancien, celle des économistes modernes à undegré de développement plus avancé. Si l’on doutait del’exactitude d’une pareille solution du différend, on seraconvaincu par ce fait qu’un des partisans les plus déci-