LE DÉVELOPPEMENT DE LA GRANDE INDUSTRIE
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licot et de la mousseline, après que la reine les a précé-dées dans cette voie; ce sont non seulement les vêtements,mais encore les draps de lit et les rideaux qu’on al’habitude de faire en étoffes exotiques. Les doléances dede Foe sont d’autant plus dignes de remarque qu’ellestombent à une époque où la loi défendant l’entrée descalicots indiens imprimés était déjà en vigueur (1700).Constamment des plaintes semblables se reproduisent,disant que la dépravation de la nature de la femme ruinel’industrie nationale par la manie d’un accoutrementexotique. Le siècle entier soutint d’un bout à l’autre laconcurrence indienne dans toute son âpreté, et c’est ceque démontre l’exemple suivant. En l’année 1775, unea association patriotique fut fondée à Edimbourg dansle but de combattre la mode des vêtements en coton del’Inde ». On résolut de boycotter tous les hommes quientretiendraient un commerce avec des dames portant desétoffes de coton ; et à cette occasion, il est dit que l’usaged’étoffes indiennes est général — au moins dans lescouches aisées de la société. Bien que les plaintes citéesplus haut sur l’usage d’étoffes de coton aient été élevéesavant tout dans l’intérêt des industries anglaises de lalaine et de la toile — ces dernières étaient encore lesplus importantes, — cependant il va de soi que la pres-sion de la concurrence indienne atteignit en premièreligne l’industrie anglaise du coton.
L’évolution qui s’accomplit dans les dix années sui-vantes est caractérisée par une requête de marchandsindiens en 1831. Les pétitionnaires se plaignent quedans l’Inde les produits du pays sont supplantés par lesproduits anglais, et réclament, sans toutefois en attendre