LA CONCURRENCE INTERNATIONALE lit)
possible une production bien plus que double. D’abord,pour un nombre double de broches, les frais d’installa-tion, tels que prix des bâtiments, des fondations, duterrain, des machines, etc., ne sont pas doublés. Il enest de môme d’une partie des frais d’entretien, parexemple, la vapeur, l’éclairage, la surveillance, etc. Fon-dées uniquement sur l’emploi de la vapeur, ces grandesindustries cherchèrent librement l’endroit le plus favo-rable à leur établissement, en particulier le voisinage deleur semblable. Ainsi se formèrent ces régions indus-trielles où le travail est appliqué exclusivement à l’emploidu coton.
A côté de la concentration de l’industrie, la tendancevers une diminution des frais de production conduisit àdes progrès techniques dans un sens plus restreint. Cesprogrès se portèrent dans différentes directions. Onapprit en premier lieu à utiliser mieux qu’auparavantla matière brute ; à faire avec des cotons de qualitéinférieure un fil aussi bon à l’aide d’un travail de pré-paration perfectionné ; à diminuer les pertes provenantdu filage, et à travailler même les déchets pour en faireun fil médiocre. Malgré cela, la proportion pour centdes pertes était encore très élevée comparée à ce qu’elleest aujourd’hui.
Mais les progrès les plus importants résidèrent dansla substitution de l’action du capital à celle du travail etdans l’accroissement de la production du travail. Cesdeux évolutions sont tellement solidaires l’une de l’autrequ’en ce qui concerne le surcroît de production, on nepeut pas dire pour quelle part l’un ou l’autre facteurentre en ligne de compte. A l’origine, les machines