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LA GRANDE INDUSTRIE
en 1780, bien qu’exceptionnellement, des mules dequatre cents broches. Au temps où Baines et Ure écri-vaient, les machines de quatre cents à six cents brochesse rencontraient couramment, et tous les deux décriventdéjà des machines de 1000 à 1100 broches. Parallèle-ment à cette augmentation du nombre de broches marchenon pas un accroissement, mais bien plutôt une dimi-nution des forces de travail.
-3
£
ECHEVEAUX FILES
rn ii"
FRAIS COURANTS |
S
par broche
du même travail
O
£
en 1
jour
pour 1
livre de ül
dans l’Inde
1812
1830
1812
1830
•40
2
2,75
1 sh.
7 d. 1/2
3 sh. 4 d.
80
1,5
2 2
2 2 d.
1 sh. 7 1/2
6 10 1/2 d.
100
1,4
1,8
2 10
2 2 1/2
11 11
150
1
1,33
6 6
4 H
25
200
0,75
0,90
16 8
11 6
44 7
La conséquence du développement que nous venonsde décrire fut une augmentation extraordinaire de laproduction. Comme les frais d’exploitation n’augmen-taient pas dans la même proportion, ils se répartirent surune plus grande quantité de produits. On put, en parti-culier, entreprendre un abaissement durable des salairesà la pièce. Les frais du travail pour une quantité donnéefurent en décroissance constante avec les progrès de latechnique.
Quel effet eut cette évolution technique sur l’ouvrier?On peut tout d’abord établir que, malgré une dépréciationconstante du travail, les salaires hebdomadaires des ou-