CENTRALISATION ET DIVISION DU TRAVAIL 105
Son but est l’achat de cotons sur le marché de Liverpool,où les membres ont à payer les droits habituels de cour-tage ; l’excédent des recettes sur les dépenses est à la finde l’année distribué comme dividendes. Cette société seheurta à l’origine à la plus vive résistance des courtiers.Elle ne put tenir que par une habile utilisation de l’anta-gonisme, non encore éteint, entre les courtiers et lesimportateurs, alors que la nouvelle société se ligua avecces derniers contre les courtiers. Depuis, la société s'estfrayé un chemin, sous la direction de Samuel Andrewplusieurs fois cité, le porte-parole de la grande associationdes propriétaires de filatures. Quoiqu’elle ne comprennequ’une partie du nombre total des broches du Lancashire ,elle a pourtant déterminé les courtiers à servir plus quejusqu’alors les intérêts des filateurs — de même queles associations de consommateurs faisaient baisser lesprofits exagérés des marchands au détail. Déjà aussi lapossibilité d’une extension des affaires de laBuying Com-pany en Amérique exerce une influence analogue sur lesimportateurs. Correspondant à l’évolution décrite plushaut, l’augmentation de prix subie par les cotons dansleur passage par le marché de Liverpool est devenuedepuis 1830 toujours plus faible. Le coton renchérissaitalors, même lorsque l’ancien négociant eut disparu,encore de 3 1/2 °/ 0 ; 2 1/2 0 / o revenaient à l’importa-teur, 1/2 °/ 0 aux deux courtiers. Aujourd’hui Liverpoolne demande plus que 1 0 / o à 1/2 °/ 0 pour l’importa-teur, 1/2 °/ 0 pour le courtier d’achat— bénéfice quin’est pas trop élevé pour les avantages que le marchéde Liverpool procure aux filateurs anglais .
Si le marché montre, en comparaison de la troisième