LES OUVRIERS DU LANCASIIIRE
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Actuellement aussi, il y a une réduction de 5 à 10 0/0sur le prix des articles qui sont fournis par la coopéra-tion, le système habituellement employé pour les ouvriersles mieux placés de la grande industrie. Le loyer a unpeu monté, mais sous ce rapport les exigences aussi sontplus grandes, les ouvriers étant devenus plus diffi-ciles.
D’une manière générale, ce n’est que par la coopéra-tion que les ouvriers ont réussi à bénéficier de l’abaisse-ment des prix. La majorité des ouvriers cotonniers duLancashire sont membres de sociétés coopératives. Dansl’été de 1891, j’ai déterminé, pour les centres principauxde l’industrie textile anglaise, la petite différence sur leprix de gros que les ouvriers paient pour le détail.Comme la plupart des sociétés coopératives paient 10 0/0de dividendes, leurs prix de vente ne sont pas inférieursà ceux des détaillants dont les profits ont beaucoupbaissé depuis la prospérité des coopérations. Suivons unelivre de blé depuis le magasin du marchand de Liverpooljusqu’à la maison de l’ouvrier. Les seuls intermédiairessont les meuneries coopératives et les sociétés locales.Les prix de ces dernières sont partout les mêmes dansle nord de l’Angleterre . Néanmoins, pour ne pas faired’erreurs dans le sens du bon marché, je choisis exprèsune société qui est à une distance considérable de lameunerie, de façon que les frais de transport soientcompris dans le prix :
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