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A Hyde, on paie un dividende de i4 0/0 sur lesventes ; à Chemnitz , dans les boutiques, 6 2/3 0/0,dans les sociétés coopératives 8,3 0/0 (25 pf. par 3marks).
L’élévation des salaires et le bas prix des substancespermettent à l’ouvrier anglais de se nourrir extrêmementbien. Le travailleur anglais mange de la viande et dupain de froment, tandis que les pommes de terre formentla base de l’alimentation de l’ouvrier de fabrique alle-mand. Si l’ouvrier anglais , comme on l’a vu plus haut,dirige trois fois autant de machines que l’allemand , ilmanere aussi certainement de deux à trois fois autant— non en quantité — mais en substances physiologique-ment nourrissantes.
b. En second lieu, il y a certaines dispositions men-tales qui rendent l’ouvrier anglais spécialement apte àtravailler à la machine, dispositions qui dérivent d’uneévolution qui a maintenant près de cent ans de date.
DansleLancashire,ce n’étaient pas seulement les pères,mais même les grands-pères des ouvriers actuels qui,déjà, filaient et tissaient à la machine.
Et ceci montre combien il est faux de soutenir que letravail à la machine abaisse le niveau intellectuel del’ouvrier. L’ouvrier cotonnier anglais, aussi bien quel’ouvrier de fabrique du nord de l’Angleterre, en général,est maintenant le fils d’une génération douée d’aptitudestechniques. Les problèmes de cet ordre éveillent en luile plus vif intérêt. Fait unique en son genre, l’organedes cotonniers dans le Lancashire, the Cotton FactOJ'yTimes, traite, en grand nombre, des questions techni-ques. La part qu’y prennent les ouvriers est, dit-on