LES OUVRIERS DU LANCASIIIRE
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techniques jusqu’à un degré qui n’est probablement at-teint nulle part ailleurs en Europe , mais partout des so-ciétés et des entreprises particulières poursuivent lemême objet. Ainsi, maintenant les corporations de la citéde Londres consacrent une portion considérable de leursressources au développement de l’instruction technique(City and Guilds of London Institute, People’s Palace).Mais ce mouvement a surtout son siège dans le Nord in-dustriel, spécialement dans le Lancashire, le Yorkshire et le Northumberland . Dans le livre en question, lafréquentation des écoles techniques est figurée par descartes. Les points de plus grande fréquentationconcordent avec les centres d’industrie dans chaqueexemple.
Partout aujourd’hui les Mechanics’ Institutes qui exis-taient depuis longtemps, mais autrefois sans objet tech-nique, se sont transformés en écoles techniques fréquen-tées en grande partie par des ouvriers. Ceux-ci sont enmajorité représentés dans les comités de direction; parexemple, les Trades Council of Manchester dans le con-seil de direction de la grande école technique de cetteville. C’est dans une direction analogue que tendent lesvues de la Récréative Evening School Association, fon-dée à Manchester, et qui s’étend aujourd’hui sur toutela région. Son but est de compléter l’éducation des ou-vriers de l’industrie en leur donnant le soir une initia-tion à l’esprit scientifique, et en comprenant, dans le tra-vail mental, l’éducation de l’œil et de la main. Dans leconseil supérieur de cette société, les ouvriers du cotonsont représentés par le Secrétaire des Filateurs associés ;le Trades Council de Manchester a aussi ses délégués. Et