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LA GRANDE INDUSTRIE
c’est justement de ce côté que l’instruction techniquetrouve l’appui le plus énergique.
L’importance attribuée à ces efforts peut être appré-ciée par ce fait que le gouvernement a mis une très fortesomme (750,000 livres) à la disposition des conseils decomté pour développer l’instruction technique.
Il faut rapprocher de ce mouvement en faveur de l’édu-cation technique les efforts qui, dans l’enseignement gé-néral élémentaire, tendent à faire l’éducation de la mainet de l’œil de l’enfant. M. W. Mather, industriel bienconnu et membre du Parlement, a réussi à faire intro-duire par une loi l’enseignement du travail manuel dansles National Schools. Depuis lors le département de laScience et de l’Art (cire-. 44, il lanual Instruction), a pré-senté plusieurs propositions pour ce genre d’instruction.
Le mouvement en faveur de l’enseignement techniqueest en général un résultat inséparable de l’évolution dela grande industrie. Il ne signifie qu’une chose, c’est quela nation anglaise applique à l’éducation du peuple lesconséquences d’une loi nationale économique qui dépendelle-même des machines. L’ouvrier du Nord de l’Angle-terre est né et élevé pour la machine. Il ne pourrait lut-ter avec le continent pour le travail manuel ; d’autre part,c’est l’ouvrier le moins cher du monde, où il gouvernel’outillage le plus perfectionné.
c) Les relations sociales assurent aussi à l’Angleterre une certaine avance dans la lutte entre les nations. Deuxconditions entrent en ligne. Si Ure se plaignait de sontemps que, nulle part dans le monde, les relations entreouvriers et patrons fussent pires qu’en Angleterre, cesrelations y sont aujourd’hui meilleures que dans les prin-