FRAIS DE PRODUCTION
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marks 84. Cette différence s’accroîtra en faveur de l’An-gleterre par l’achèvement du canal de Manchester à lamer, — abaissement des frais de transport qui favoriseral’importation des produits alimentaires comme l’expor-tation des articles manufacturés, et qui devrait engager àne pas retarder davantage la canalisation projetée depuislongtemps du haut Rhin (1).
Si les filateurs allemands aujourd’hui achètent trèssouvent dans le pays de production, cela représente unavantage en tant qu’ils s’affranchissent des dépenses ex-traordinaires à Liverpool. Mais ce système ne peut enrien remplacer le marché intérieur du coton. Les filateursallemands doivent acheter un stock de 4 à 5 mois d’a-vance. Il faut donc qu’ils déterminent leurs besoins long-temps avant de connaître leurs futures commandes et,par-dessus le marché, ils risquent de voir baisser leprix du coton. Ils ne peuvent ainsi que trouver en Alle-magne une infériorité de change. Le filateur anglais ,comme nous l’avons vu, achète de semaine en semaine,aux prix réglés par Liverpool, tant qu’il n’a pas d’occa-sions favorables pour se couvrir.
Et de même pour le tisseur. L’avilissement du cotontravaillé est beaucoup plus sensible que celui du cotonbrut, parce que l’abaissement des prix est plus prononcédans la proportion où l’élément Nature est dominé parle Capital et le Travail.
(1) L’importance des transports par eau est montrée parles chiffressuivants empruntés au Protokolle pour l’Alsace :
COTON PAR KILOGRAMME
5,42 pf.G,29 pf.
Est-Indien . .Américain . .