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LA GRANDE INDUSTRIE
L'abaissement progressif du prix de la matière brutedoit aussi être regardé comme un résultat général du dé-veloppement de la grande industrie, toutes les fois qu’iltient à des méthodes perfectionnées de production oud’organisation commerciale. Ce développement peut, à lavérité, être arrêté par la nature de la matière brute,comme un produit naturel dont la quantité est limitée.Mais alors, la plupart du temps, le progrès technique pro-duit des équivalents, comme le coton lui-même est de-venu, dans une large mesure, l’équivalent de la laine de-venue plus chère (1).
Comme nous avons déjà parlé de l’avilissement con-tinu des frais de main-d’œuvre, dans ce siècle, et desavantages des producteurs 'anglais sur les producteursallemands sous ce rapport, il ne nous reste plus qu’àtraiter de l’intérêt et des profits. Aussi longtemps queles profits ne reposent pas sur un monopole, commec’est généralement le cas pour la première phase de lagrande industrie, dont nous nous sommes déjà occupés,ils se résolvent en deux éléments ; l’un est une primed’assurance payée au capitaliste qui aventure sa fortunedans une entreprise plus ou moins hasardeuse; l’autre lesalaire de l’employeur qui, en retour, est retenu pourdeux raisons : l’une est la nécessité de placer le travaildans une situation favorable; l’autre pour l’organisationtechnique et commerciale de l’affaire existante. Il estclair, maintenant, que la prime d’assurance tombe avec
(I) Nous faisons allusion à la quantité do produits dérivés du char-bon, sans voir uno limite dans l’avenir, au remplacement du fer parl'aluminium, aux tentatives d’extraire de l'amidon du celluloïde, etc.