FRAIS DIC PRODUCTION
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la baisse du taux de l’intérêt. Et ce sera d’autant plusle cas que le risque est en partie reporté sur les sa-laires qui haussent ou baissent suivant l’état du com-merce.
Mais le salaire réel de l’employeur baisse aussi, et d’unemanière certaine; dans la proportion où l’éducation tech-nique et industrielle se généralise, sa valeur spécialetombe par là même. D’autre part la division croissantedu travail diminue les dangers d’être écrasé. Pour cesdeux raisons, le taux du profit en Angleterre est tombéplus bas que sur le continent, et même le capital et l’in-telligence s’y appliquent à l’industrie quand les deuxsont paralysés sur le continent. La grande industrie,appelée à l’existence par les efforts individuels de hautesintelligences, n’a plus besoin, une fois créée, du génied’un Arkwright. Les capacités qu’elle réclame aujourd’huisont faciles à trouver en grand nombre dans les centresde grande population ouvrière. De là les appointementsremarquablement faibles des directeurs des filatures (fi-ni ited) de Oldliam.
Et il y a une autre considération : la situation socialede la classe manufacturière constitue une partie considé-rable de sa rémunération. Ouandla société bourgeoise estla première dans l’Etat, quand les fonctions industriellesont une haute valeur sociale, elles attirent à elles, mêmesans la séduction de profits exceptionnellement élevés;autrement, cette société cherche des honneurs et une po-sition dans les emplois officiels et met en partie sescapacités à la disposition de l’industrie des autres con-trées. Dans l’enquête allemande, il a été nettementperçu que la situation sociale des industriels anglais