RÉPARTITION' IHJ REVENU NATIONAL
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national était réglée par la coutume ou la loi. De mêmeque, suivant Tacite , les champs étaient allotis secundumdignilatem, de même clans toute la société du moyen âge,les lots de la vie étaient tirés au hasard de la naissance.Les prix de vente des produits industriels et, par consé-quent, les profits étaient fixés par les Guildes. Les sa-laires, les heures de travail étaient de même réglés parles Guildes ou les autorités, ou au moins déterminés parla coutume. Le loyer à payer au propriétaire du sol, pourexploiter la terre, était également fixé par voie d’autorité.L’intérêt sur le capital existait à peine parce cpie l’emploi ducapital, sur une grande échelle, dans l’industrie n’était pasnécessaire ; à l’origine il était interdit par la loi. Par com-paraison avec l’époque actuelle, la faible production totaledu travail était, pour une portion, répartie entre l’ouvrieret l’employeur, leur donnant à chacun le strict nécessairepour vivre ; le surplus était attribué au propriétaire fon-cier et assurait ainsi sa proéminence sociale. Préparéepar le commerce ainsi que par l'entrecroisement des in-dustries isolées, la grande industrie prit naissance. Elledépendait, dès le début, de la concurrence et récla-mait l’abolition des anciennes dispositions de la loi et dela coutume.
Quelle est, dans cette phase, au moment de l’entréeen scène de la grande industrie, son influence sur la ré-partition du revenu national ? En ce qui concerne les sa-laires, nous avons ce qu’on appelle le niveau minimumdes conditions de la vie, parce que, physiologiquement,l’ouvrier appartient encore à l’ancienne période. Dans lespériodes prospères seulement, les salaires peuvent s’éleverun peu au-dessus de ce niveau, parce que l’accroissement