REPARTITION DO REVENU NATIONAL
2.r,
fric ne pourrait être réuni autrement. Il y manque encoreles conditions physiologiquement essentielles aux entre-prises en forme de sociétés. Mais ces profits élevés ontencore une autre justification. La puissance politique,les honneurs sont encore concentrés entre les mains dela propriété terrienne qui regarde du haut en bas leshommes de l’industrie qu’elle traite « d’hommes nou-veaux ». Un emploi public assure encore dans la vie uneposition plus élevée que la carrière industrielle la plusfavorisée. Au commencement du siècle, en Angleterre ,on ne savait pas encore si les représentants de la grandi*industrie pouvaient être gratifiés de l’appellation de« gentlemen ». Il fallait donc le stimulant des grandsprofits pour amener aux emplois industriels les chefs ca-pables, tandis que plus tard ils y sont venus d’eux-mêmesen raison des honneurs et de l’influence qu’ils savaienty trouver.
Mais, pour une raison spéciale aussi, cette recherchedes situations a, d’abord dans les classes bourgeoises, sajustification. Le progrès social d’une nation suppose uneclasse qui, par sa richesse, est en position de s’occuperdes affaires publiques sans être dépendante de l’Etat.C’est sur l’existence de cette classe, parmi la gentry ru-rale , qu’a été fondée d’abord la grandeur de la constitu-tion parlementaire anglaise.
Après que la vie économique eilt revêtu le caractère in-dustriel, il surgit une classe analogue de citoyens ayantles moyens de se préparer à remplir les devoirs politi-ques comme les devoirs sociaux, .l’ai montré ailleurscomment la présence de ces éléments indépendants a fa-vorisé l’évolution sociale de l’Angleterre , une fois que