PREUVES TIRÉES DU LANCASHIRE 285
le plus compétent dans le domaine de l’industrie du co-ton, a vanté devant la « Commission on Dépréssion ofTrad » l’habileté de ces directeurs sortis des rangs desouvriers et attribué à ces entreprises le salut de l’indus-trie du coton. Même à l’époque de l’essor du système,au commencement de 1860, la conduite des affaires desassociations n’aurait, d’après lui, soulevé aucune objec-tion.
La meilleure preuve en est dans la durée des entre-prises et en outre aussi dans ce fait qu’aujourd’hui beau-coup d’entrepreneurs particuliers préfèrent placer leurscapitaux dans ces associations.
La largeur d’idées delà loi anglaise sur les actions,qui laisse à la disposition des partis une grande partiedes clauses des contrats d’association (par ex. le montantdes versements sur les actions, le prix total des actions,les conditions de vote dans l’assemblée générale, etc.), afavorisé cette évolution utile tant au point de vue écono-mique qu’au point de vue social. Les tentatives d’exploi-tation par actions de ce genre ont été moins prospèresdans l’industrie du tissage que dans la filature. Il enexiste cependant aussi un certain nombre d’exemples,comme la fabrique de tissage « Self lielp » à Burnley.Edward Rawlinson, que nous avons cité plus haut, men-tionnait devant la « Commission on Dépréssion of Trade »l’existence à Burnley de six fabriques de tissage mon-tées en actions, comptant ensemble 661 actionnaires,dont 213 étaient des manœuvres.
Quels sont les effets sociaux de l’évolution décrite ?La participation des masses étendue aux profits indus-triels contribue plus que toute autre chose à l’adoucisse-