PREUVES TIRÉES DU LANCASIIIRE
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les directeurs les plus capables et que l’on rentre large-ment dans les dépenses qu’on a faites dans ce but.
Les côtés faibles du système, qui tenaient autrefoissurtout à la forme de l’entreprise par actions, semblentici en grande partie supprimés. Gomme principal incon-vénient on a coutume d’alléguer que les actionnaires nesont habituellement qu’en apparence des entrepreneurs,que l’assemblée générale n’exerce qu’un pouvoir apparentet que le comité a la plupart du temps dans sa mainles membres de l’association qui n’ont aucune expériencecommerciale. Ainsi, dit-on, les membres du comité exer-çaient effectivement le rôle d’entrepreneurs sans suppor-ter la responsabilité personnelle de l’entrepreneur. Cetinconvénient n’est cependant pas inévitable. Il est mêmeimpossible là où les actionnaires, domiciliés sur les lieux,sont eux-mêmes versés dans l’industrie entreprise parl’association, et ont sous leurs ordres des gens qui comp-tent parmi les plus compétents dans le domaine de l’in-dustrie, comme ces vétérans de l’industrie du coton quiont conquis leurs grades aux Indes, au Japon, en Russie ,etc. Dans ce cas l’assemblée générale est comme un mo-narque jaloux de ses droits qui tient ses sujets sous unesurveillance rigoureuse.
Le fait suivant mérite d’être mis en évidence ; c’estque ces exploitations en actions par association d’Oldham,parmi lesquelles plus de 70 ont été relevées, ne sontnullement des associations de production. Elles negarantissent même en aucune façon aux ouvriers uneparticipation aux profits, dans laquelle réside une descauses du succès. On dit que la participation auxprofits n’offre aucun avantage dans la filature du coton,