CONCLUSION
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Ce caractère de la grande industrie apparaît aussi dansce fait que l’aristocratie du travail à Macclesfield a sonfoyer, indépendamment des fabriques de tissage mécani-que encore à l’état naissant, dans les filatures de soie,entreprises de grande industrie qui dominent de bienhaut les cabanes de tisserands qui les entourent. — Sinous jetons un coup d’œil en arrière sur ce qui a été dit,nous pouvons en déduire la confirmation suivante de nosidées développées plus haut.
1) Le gain hebdomadaire et les conditions d’existence desouvriers sont, dans l’industrie anglaise du coton, environdeuxfoisaussi élevés que dans l’industrie delà laine et dufil, et dans cette dernière à peu près deuxfois aussi éle-vée que dans l’industrie de la soie à Macclesfied. D’ail-leurs l’industrie du coton est la plus vieille et une desgrandes industries les plus développées du monde, l’in-dustrie anglaise de la laine et du fil n’est pas aussi avancéeau point de vue économique; elle se trouve à ce premierdegré, souvent indiqué plus haut du développement dela grande industrie. A cela correspond le degré de dé-veloppement social ; on y voit dominer aujourd’hui lesluttes de classes et les haines de classes en oppositionavec les rapports du travail largement développés dansle Lancashire , où l’époque des luttes de classes remonteà la troisième et à la quatrième décades de ce siècle. En-fin l’industrie de la soie présente, avec la plus mauvaisesituation des ouvriers, des conditions techniques extraor-dinairement arriérées..
2) La situation des ouvriers de l’industrie allemandedu coton est beaucoup moins élevée que celle de leurscollègues du Lancashire ; dans l’industrie de la laine les