LE PLAN XVI
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naissance comme directeur de l’arrière ; il était nécessairemaintenant de l’examiner au point de vue stratégique.
Il importe d’en rappeler ici les dispositions essentielles :
Du point de vue de l’organisation, les deux traits prin-cipaux de ce plan étaient :
L’adjonction à chaque corps d’armée mobilisé d’unebrigade supplémentaire de deux régiments de réserve àtrois bataillons (sauf dans les cinq corps d’armée fron-tière : 6 e , 7 e , 20 e , 14 e et 15 e corps) ;
La constitution dans chaque région — sauf la 19 e —d’une ou deux divisions de réserve. On obtenait ainsivingt-deux divisions nouvelles dont douze affectées auxarmées du nord-est, deux à Paris, quatre aux Alpes , etquatre aux places de l’Est.
Cette organisation permettait d’attribuer au front dunord-est, d’une façon ferme, seize corps d’armée à deuxdivisions, deux corps d’armée à trois divisions, douzedivisions de réserve, huit divisions de cavalerie, et vingtet un groupes d’artillerie lourde.
Éventuellement, quatre corps d’armée à deux divisions :14 e , 15 e , 21 e corps d’armée d’Algérie .
En outre, si les circonstances le permettaient, il étaitpossible d’affecter à ce théâtre principal les deux divisions deréserve de Paris et les deux divisions territoriales disponibles.
Dans son ensemble, le dispositif de concentration établiprésentait :
En première ligne, entre Ëpinal et Verdun , un frontde dix corps d’armée répartis en trois armées ; en arrièredes ailes de cette masse, deux armées, l’une dans les Vosges,l’autre dans la région de Vouziers ; un groupe de troisdivisions de cavalerie couvrait dans la région de Rethel lagauche de ce dispositif.
En arrière de ces armées de première ligne, le reste de nosforces disponibles était rassemblé en vue de la manœuvredans une formation articulée près de lignes de chemin defer : quatre corps d’armée et douze divisions de réserveauxquels viendraient éventuellement s’adjoindre les 14°,15 e , 19 e et 21 e corps.