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1 (1932)
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lévolution des doctrines 31

cette théorie, quelle exigeait avant tout une supérioritéabsolue deffectifs.

Dautres, admettant le même dogme de linviolabilitédu front, prétendaient rechercher la décision dans les ter-rains coupés le feu adverse perd de sa puissance. Ceux-négligeaient ainsi laction nécessaire de lartillerie dansune opération décisive.

Dautres enfin se firent les protagonistes de la doctrinerésumée dans la formule : défensive tactique, offensivestratégique. Partant du dogme que toute attaque defront est impossible même avec des forces supérieures, etque larmement perfectionné favorise celui des deuxadversaires qui est sur la défensive, ils considéraient sys-tématiquement comme avantageux de se faire attaquer.Les partisans de cette doctrine acceptaient les risques dunebataille décisive pour user lennemi, sans suser eux-mêmes.Alors se produirait « lévénement » avec laide de la réservestratégique : mais il ne sagissait plus ni denvelopper unflanc, ni de contre-attaquer avec cette réserve, car « desmouvements de ce genre auraient affaire à des troupes deformation de combat, prêtes à se servir de leurs armes ».Au contraire, il sagissait de porter cette réserve sur unpoint tel que lennemi ne puisse en abandonner la posses-sion et qui soit dégarni de troupes. En frappant un grandcoup « dans les coulisses qui seront vides de troupes », onpensait voir « seffondrer chez ladversaire le moral deschefs et celui du haut commandement surtout ».

Ainsi létude incomplète des événements de guerreamenait lélite intellectuelle militaire dalors à penser queles perfectionnements de larmement et la puissance du feuavaient à ce point augmenté la puissance de la défensivequen face delle loffensive avait perdu toute vertu. On fuyaitla bataille, et on recherchait la décision dans une manœuvre.

Ces théories eurent une immense répercussion danslarmée. Elles favorisaient les instincts secrets de conser-vation, sapaient gravement les bases mêmes de nos règle-ments, ébranlaient la confiance des officiers dans leurschefs. Le mal était grave et profond.