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1 (1932)
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MÉMOIRES DU MARÉCHAL JOFFRE

Je considérais comme indispensable de réduire à sixannées à partir de 1906, la durée dexécution de ces tra-vaux, ce qui impliquait une allocation annuelle de 12 mil-lions environ; je demandais donc que le crédit lût porté à11 800 000 francs ainsi réparti :

Verdun. 3 500 000 francs.

Tout. 4 000 000

Épinal. 2 150 000

Belfort . 2 150 000

Ces propositions furent, une fois de plus, rejetées. Unenote de la direction du contrôle, en date du 5 juillet 1905,me fit connaître « quen présence des conditions imposéespar le ministre des finances pour équilibrer le budget géné-ral de lexercice 1906, le ministre avait renoncer à in-troduire dans le projet de budget toutes les augmentationsdemandées par les différents services au titre de la troi-sième section, cest-à-dire des dépenses extraordinaires.La dotation des chapitres avait donc été maintenue auxchiffres suivants : « Chapitre 90. Fortifications : Frontière delEst : 3 800 000 francs ».

Or, cette fin de non-recevoir prend une saveur parti-culière, si on la rapproche de la situation que créait, à cemoment, la tension résultant de la question du Maroc dansnos rapports avec lAllemagne . Cest, en effet, en mars 1905,quavait eu lieu la visite sensationnelle de lempereurGuillaume II à Tanger , visite dont la conséquence directeavait été la démission obligée en juin 1905 de M. Delcassé,ministre des Affaires étrangères du cabinet Rouvier. Latension était telle à cette date que le ministre avait con-voqué au ministère, les 23 et 24 juin, les chefs du génie desquatre grandes places de lEst pour examiner avec moi lesmesures à prendre durgence, en vue de remédier, dans lamesure du possible, aux défauts de ces places résultantdu retard apporté à lexécution du programme de 1900.

Cependant, à la fin de ce même mois de juillet, cest-à-dire quelques jours après la réception de la note du Contrôle,la nécessité était reconnue par le gouvernement dadopter'