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1 (1932)
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MÉMOIRES DU MARÉCHAL JOFFRE

jugeait possible dallouer à chaque département. On nesaurait donc, en toute justice, faire retomber sur les servicesde la Guerre la responsabilité des lacunes que le conflit mon-dial a révélées plus tard dans notre matériel. Pour donnerune preuve définitive de ce que je viens de dire, je citerailes compressions exercées de 1901 à 1910 sur les créditsdemandés par les Services :

ANNÉES

CRÉDITS DEMANDÉSPAR LES SERVICES

CRÉDITS OUVERTS

PAR LA LOI DE FINANCES

1901

95 926 350 francs.

60 708 150 francs.

1902

98 541 600

49 136 475

1903

59 457 800

31 063 000

1904

61 638 000

28 723 000

1905

44 997 100

26 917 150

1906

59 853 710

26 917 150

1907

133 053 700

76 308 516

1908

89 884 971

60 260 079

--

1909

98 582 221

66 049 443

Comme on le voit par ce tableau, les demandes ne rece-vaient jamais de satisfaction que dans une faible propor-tion. Cest ainsi que létat-major de larmée nobtint pourle service des chemins de fer, de 1901 à 1911, que des do-tations si réduites, quil ne lui fut pas possible de faireaméliorer sérieusement notre réseau ferré dont dépendaitnotre concentration. Cependant les protestations avaientété nombreuses, comme en témoigne toute une série denotes adressés à la direction du contrôle, le 13 mars 1902,le 20 juin 1903, le 5 février 1904, le 7 juillet 1905, le 19 jan-vier 1907. Le 13 janvier 1909, la direction du contrôleprévint létat-major de larmée que, à la suite dun accordavec les finances, la dotation annuelle à ne pas dépasserpar le service des chemins de fer serait de 850 000 francs.A la suite de cette note impérative, les demandes de létat-major de larmée furent réduites à ce chiffre pour lesexercices 1910 et 1911. Il en était de même pour la direc-tion de lintendance : en 1908 on lui notifiait une réduc-tion globale de 5 500 000 francs. En janvier 1909, elle